samedi 16 mars 2013

Collectivité

 


     En ce 16 mars 2013, journée 12-12 (lever du soleil à 7h16 et son coucher à 19h16), plus d’une vingtaine de navires ont quitté le Royal Island Harbour dans l’Eleuthera dès les premières lueurs du jour. Certains attendaient cette fenêtre météorologique depuis déjà 2 semaines.

 
KAIROS 1 fait partie de l’attroupement.
 

     La flottille a traversé le Northeast Providence Channel. Le nombre était assez imposant pour que les cargos et les bateaux de croisières nous cèdent le passage dans la voie maritime en altérant leurs routes.


     À Little Harbour dans les Abacos, une multitude de dauphins nous ont souhaité le bienvenu avec une valse sensationnelle. Quel personnage gai, à l’esprit vif, rempli de bonté et qui veille sur nous. Ils sont nos protecteurs dans nos pérégrinations de notre existence de navigateurs, explorateurs et aventuriers que nous sommes.

     À bord de MARSEA, nous avons rendu hommage à cette dorade et son pêcheur.
Ginette de KAIROS 1 est parvenu à faire chanter la conque dès sa première tentative.
     Nous avons aussi célébré le 40ème anniversaire d’achat du premier véhicule de Normand de KAIROS 1 : un Duster.
Christian, Normand et Ginette de KAIROS 1, Jean-Claude et Lucie de TANGARA, et Martine.
 

 

jeudi 14 mars 2013

Corrélatif

    En cette journée d’anniversaire du physicien allemand, auteur de la théorie de la relativité, Albert Einstein, nous revissons les notions d’espace et de temps. Le printemps arrive à grands pas !

     Nous avons accédé à Spanish Wells en dinghy où les espagnols ont creusé un puits d’eau douce d’où le nom. Cette ville est surnommée l’île des abeilles ouvrières parce que l’endroit baigne dans un sens de l’ordre peu commun, les rues sont propres et tout le monde est au travail. Les pêcheurs de langoustes y sont les plus nantis des Bahamas.
 
 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
     Les cottages sont dignes de cartes postales. Nul autre coin des Bahamas ne s’y compare. Il y a peu de gens à la peau noire et plusieurs habitants ont les yeux bleus et les cheveux blonds. Il est impossible de trouver de l’alcool sous toutes ses formes sur l’île. Le sol d’Eleuthera est propice à la culture : le « panier à fruits et légumes » des Bahamas.

     Pour souper, nous avons savouré des pinces de crabe de la région : un crustacé marin dont on raffole !

 

mercredi 13 mars 2013

Équilibre

     MARSEA a tenté l’arabesque au milieu de la nuit… Cette figure d’équilibre s’est imposée lorsque la brise s’est interrompue pour laisser place seulement au courant. Ce dernier nous a rapprochés du rivage… un peu trop ! La quille a d’abord touché le fond de sable… Pour finalement être la seule dans l’eau. Eh oui ! Nous étions au-dessus de l’eau… MARSEA s’hasardait entant que funambule. Après un moment, elle a perdu pied… Plouf ! Nous revoilà dans l’eau mais en position un peu désagréable… Environ 350 de gîte à tribord ! Rien de tragique ni dramatique… Juste surprenant et cocasse. Dès que la marée a progressé (6 heures plus tard !) nous avons retrouvé notre posture habituelle.


      La prévision météorologique pronostique un autre front du nord. Nous nous sommes donc déplacés en compagnie du voilier TANGARA jusqu’au Royal Island Harbour à l’Eleuthera pour s’abriter. Ce havre est connu par plusieurs navigateurs avertis. Suite à notre arrivée, nous avons remarqué que plus d’un voiliers avaient changé de mouillage et ce de quelques mètres seulement… La noirceur venue, un mastodonte a fait son entrée dans la toute petite baie paraissant encore plus exiguë… De puissants projecteurs éclairaient son trajet. Tous les équipages étaient sur les ponts à l’observer avec de grands yeux ronds… Il devait faire au moins 100 pieds de longueur ! Il zigzaguait entre nous tous. Nos cœurs battaient à grands coups à l’unisson et nos glandes surrénales étaient en ébullition. Le capitaine l’arrima de main de maître. Le déchargement n’a pris que quelques minutes. TANGARA a lancé à la blague que c’était tout un brouhaha pour la livraison d’une pizza ! Ce colossal et monumental cargo a quitté la baie avec autant d’habileté sous les éloges des capitaines des voiliers ancrés dans la baie. À 2h A.M. notre « livreur de pizzas » a récidivé et a repris à nouveau son cirque.

mardi 12 mars 2013

Pur et radieux

     Les mers spectaculaires qui nous entourent sont tantôt d’une clarté absolue et tantôt d’un turquoise étincelant allant se perdre au loin dans le bleu noir d’encre de l’océan. Ces merveilles inspirent la force et le déploiement de la vie. Elles s’ouvrent, se déploient et s’épanouissent au summum de leurs beautés devant nous. Nous inspirons le parfum de cette grandeur, nous l’aspirons pour qu’elle s’élève en nous. Cet élixir de vie ravive l’Amour en passant dans la région de notre cœur et stimule un goût profond d’expression et de création de notre Essence.

     Nous avons renoué avec les huîtriers d’Amérique ; un échassier au long bec rouge orangé dont le sifflement nocturne est grossier et empathique. Il s’en trouve à Allen Cay où l’on a pris mouillage pour la nuit.

lundi 11 mars 2013

Quiétude

     Nous prolongeons notre navigation parmi l’ensemble d’îles paisibles et peu peuplées désignées du nom d’Out Islands ou Family Islands. Certains hameaux n’ont l’électricité que depuis peu, de sorte que les journées s’y écoulent à rythme plutôt lent. Les Exumas sont une chaîne d’îlots arénacés et bordés de plages isolées.

     Nous nous sommes rendus avec TANGARA à Black Point en voguant sur le banc.

dimanche 10 mars 2013

Oasis

     Une balade en dinghy nous a fait découvrir des îles en apparence inhabitées mais outillée de caméras de surveillance.

      En apnée, nous avons vu une épave : une voiturette de golf abandonnée !...

      Aussi une pieuvre s’est bien moquée de nous! La présence de nombreuses conques près d’un rocher a attiré notre attention. En effet, ce mollusque céphalopode à huit bras garnis de ventouses vivait dans le creux de ce massif. À chaque perquisition de coquillages, à l’aide de ses tentacules, elle venait rechercher les mollusques. « Persévérez » s’est empressé de nous souffler un neurone dévolu à l’optimiste invétéré. Mais inaccessible, nous avons lâché prise.

     Les récifs coralliens cultivent un décor au ballet incessant des poissons multicolores valsant au gré du courant sous les projecteurs des rayons solaires. Une onctuosité et une légèreté saillante dont on ne se lasse jamais !... Une détente absolue et intégrale… En un mot : le paradis.

samedi 9 mars 2013

Frisquet

Notre position : 23052.30’ Nord et 76014.40’Ouest.
      Le vent frais du nord ne nous a pas empêchés de plonger dans les environs particulièrement sur l’œuvre d’art immergé représentant un piano à queue taille réelle protégé d’une sirène.