samedi 16 février 2013

Égards


     Christian à la pêche, tandis que Martine s’est attardée sur MARSEA. Une alcôve, une oasis où la détente est bienvenue. Le temps se porte complice de la méditation. Cette réclusion lui a permis de récupérer son cocon et reconquérir la chrysalide…

Nous avons contemplé ce grand oiseau palmipède, une femelle des mers tropicales au plumage sombre, au vol puissant et rapide : une frégate superbe.

     Toujours ancrés au sud de Duncan Town, nous sommes à l’affût du front du nord qui nous guette.

vendredi 15 février 2013

Contentement


     L’activité du jour : la pêche à la langouste ! Un autre loisir quasi inaccessible dans la république récemment fréquentée. Un autre défi pour Martine : s’aventurer en dinghy ! Un élan de confiance et de détermination affermit sa démarche et tonifie ses muscles affligés et affaiblis.


     Suite aux ardeurs de l’astre solaire nous avons prolongé la journée jusqu’entre chien et loup avec les compagnons de voyage. C’est sur STICKY PAWS, un catamaran de 49 pieds, propriété de Debbie et Dick, des gens de Vancouver, que nous nous sommes rassemblés. 

Debbie et Dick (STICKY PAWS), Martine et Christian, Lucie (TANGARA), Sam (CLOUD NINE), Jean-Claude (TANGARA) et Heather (CLOUD NINE).

jeudi 14 février 2013

Joyeuse St-Valentin !


          Les lois cubaines, ardues à saisir et à interpréter, ne nous permettaient pas de partir de la marina avant que le personnel soit au travail soit 9h A.M. Notre lieu d’ancrage nous a donc permis de quitter aux premières lueurs du petit matin.



     La nappe bleutée du firmament et le velours dont il nous enveloppe étouffe la nervosité qui gagnait Martine, pas encore tout à fait rétablie, à la pensée de reprendre la mer. La peur est mauvaise conseillère mais à petites doses, elle incite à la sagesse. Christian se veut rassurant… Martine lui retourne un sourire de gratitude, ses doutes s’étant quelque peu estompés…

     MARSEA a suivi l’ondulation de la mer vers le large jusque sur le banc des Ragged Islands aux Bahamas. 10 heures plus tard, 66mn plus loin, nous avons jeté l’ancre.

     Les minutes qui ont suivies ont été consacrées par Christian à la baignade. Vitale et pourtant laborieux et presqu’inaccessible en terre cubaine lorsque l’on n’est pas logé dans un hôtel littoral. 

     TANGARA et MARSEA se sont côtoyées de près tout le trajet. Profondément merci d’être là à Lucie et Jean-Claude !

Le plus grosse daurade à vie !
 

Les requins citrons se régalent des détritus de la daurade.
 

 

mercredi 13 février 2013

Hasta luego !

 

     Nous avons eu le grand bonheur de recevoir le temps d’un court moment Tina à bord de MARSEA. Dans un silence que seuls les balbutiements de la nature trahissaient, Martine et Tina se donnèrent l’accolade et se quittèrent avec une magnanimité que n’a d’égal que leur reconnaissance réciproque. Leur au revoir a des accents d’adieu…

     Nous avons appris à sourire et saluer à la japonaise pour exprimer notre gratitude aux personnels de la marina.

     Nous avons quitté la marina pour s’ancrer un peu plus loin…

dimanche 10 février 2013

Mieux qu’hier moins que demain


     De jour en jour, Martine reprend du mieux… quelques kilos en moins !

     Un voyage qui apporte une expansion et un cheminement de réflexions… Un pont entre deux états d’âme, entre deux philosophies, deux états sociaux. Accéder à un état d’avancement en dépassant les influences obscures.

     Fidel Castro, président de la République cubaine depuis 1953 concentre en ses mains tous les pouvoirs. Ce régime castriste peut être révoltant aux yeux de nord-américains… Vivre sans liberté, serait pour nous de vivoter jusqu’à l’usure totale… Une épave qui ne serait sur quel rivage s’échouer…

     Qu’est-ce que le cubain vit réellement dans cette façon de diriger le pays ?... Certain semblent s’y plaire tandis que d’autres sont révoltés. Est-ce que le peuple cubain descendra dans la rue pour exprimer ses désirs profonds ?... Est-ce dans le silence que les paroles seront les plus éloquentes ?

     Récemment, il a été annoncé dans les médias que le peuple cubain puisse maintenant voyager librement à l’extérieur de son pays et être propriétaire de son commerce. La réalité sur le terrain nous démontre que le cubain ne peut faire face aux frais engendrés pour se procurer un passeport et encore moins un billet d’avion ainsi que les frais d’acquisition de permis pour opérer une entreprise. Le salaire moyen de tous cubains travailleurs, toutes professions confondues, est de 20$/ mois…

     Est-ce mieux dans un pays de régime capitaliste où l’escroquerie se fait en catimini ?...  La corruption existe partout… Demeure à chacun le choix d’y participer ou non.

     Le bien-être prend racine dans notre propre intérieur. Exprimer ouvertement ce que nous ressentons par nos paroles et nos gestes. Prendre conscience que nous avons le grand pouvoir de décider de notre vie !

« L’amour est en soi et on l’apporte avec soi ! »

Paroles de Sam joué par Patrick Swayze dans le film Ghost (Mon fantôme d’amour).

vendredi 8 février 2013

Une toute autre aventure !


5 au 8 février 2013

     Étourdissements, vertiges accompagnés d’une succession de vomissements et de douleurs au bas du dos irradiants jusqu’à la racine des cheveux… Après 48 heures de compassion, Christian se sentant impuissant face à la douleur cuisante et atroce affligeant « sa douce » a fait appel au médecin de la marina. Il a été rapidement décidé de transporter Martine à l’hôpital et ce en ambulance considérant l’urgence de la situation. Un cours arrêt a été nécessaire à une clinique à Guardalavaca le temps d’installer un soluté et de laisser une infirmière accompagnatrice se joindre à nous.

     Déshydratée, épuisée et amaigries, Martine a été admise à l’hôpital d’Holguín. Le tapis rouge a été déroulé pour nous… Un personnel avenant et de nombreux spécialistes se sont présentés au chevet. De nombreux examens dont cardiogramme, échographie et parascopie ont permis d’établir le diagnostic d’une pierre au rein !...

     Il a été recommandé de rester à l’hôpital sous observations. Martine supplie le sommeil de venir l’anesthésier. L’épuisement se porte complice, mais les cauchemars viennent le troubler. Le lendemain les médecins ont suggéré de demeurer auprès d’eux encore pour quelques jours. Nous avons par contre opté pour une convalescence dans nos propres quartiers sur MARSEA. 

     Nous avons grandement apprécié les soins et la gentillesse du personnel hospitalier mais nous ne vous cacherons pas que l’ensemble des mesures édictées en matière d’hygiène des personnes et des lieux est tout autre chose que ce que nous connaissons au Québec.

     Un merci spécial à Tina, une messagère qui nous a été envoyée  et qui a joué le rôle d’interprète et bien plus encore ! Elle a su offrir son regard réconfortant, un sourire, une présence, une attention… Ainsi nous avons communié. Sa présence et son soutien sont salutaires ! « Dios te bendiga, Tina ! »

lundi 4 février 2013

Partons à la découverte !


29 janvier au 4 février 2013
     Toujours en compagnie de Lucie et Jean-Claude, nous poursuivons notre visite de cet État de l’Amérique centrale, constitué par la plus grande des Antilles.

     Après un petit dîner pris dans un parc à Las Tunas, notre véhicule de location a manifesté des faiblesses… Des arrêts périodiques non volontaires ! C’est à la ville de Camagüey qu’un ange semblait nous attendre… Un jeune homme nous a guidés vers une maison coloniale où l’on nous a accueillis pour le repas du soir et pour la nuit. Il nous a également servi d’interprète au bureau de location de voitures. C’est dans le garage de l’auberge que les mécaniciens ont réparé le véhicule : le filtreur à essence était encrassé. Cette mise au point semble avoir rectifié le problème pour en causer d’autres mineurs mais quand même désagréables soient l’indicateur du niveau d’essence ne fonctionnait plus et le joint d’étanchéité n’était plus hermétique donc provoquait des pertes importantes de carburant sous le siège arrière.

     Le lendemain, nous avons fait un tour de la ville de Camagüey. C’est à Ciego de Avila que nous avons pique-niqué. À Sancti Spiritus, nous avons quitté la grande artère pour se diriger vers Trinidad. À l’entrée de la ville, on a profité d’une vue panoramique nous permettant de découvrir un vaste paysage de montagnes et de plantations de cannes à sucre, de bananiers, de café et un peu de feuilles de tabac. La région a pourtant été récemment ravagée par un feu de forêt. Nous avons encore reçu facilement de l’aide pour se trouver une place où loger ainsi qu’une référence d’un excellent restaurant duquel au cœur se dressait fièrement un immense arbre.

     Nous ne pouvions quitter Trinidad sans jouir de ses plages !... On a dîné à Cienfuegos avant de se diriger vers la capitale du pays : La Havane. Nous avons loué une chambre dans une maison cubaine. M. Raphaël et Mme Isabel ont été des plus accueillants ! Nos voisins de chambre sont de l’Argentine, tandis que des gens de Vancouver et du Danemark se retrouvaient au même restaurant familial que nous en soirée.

     Nous avons débuté nous exploration avec M. Raphaël pour ensuite poursuivre à pied la partie coloniale et en autobus pour un plus grand circuit. Il est désolant de constater la détérioration et la dégradation des bâtiments… Plusieurs sont réduits en ruines. Une ville dévastée en déliquescence totale…

Nous avons grandement apprécié le vent frisquet… Il nous aurait été intolérable de circuler dans une ville aussi polluée à une température accablante. Tout est parfait !

     Les havanais regroupent près de 20% de la population cubaine. La Havane est le principal port et la métropole économique de Cuba. Évidemment, nous sommes allés faire un tour à la marina Hemingway avant de quitter la capitale.

     C’est en cherchant quelque chose qui flatterait notre palais, qu’à Matanzas, nous avons découvert un petit restaurant cubain directement sur le bord de la mer. Un délice ! Nous avons fait une courte saucette à Varadero, connu selon certain dires pour les plus belles plages du monde. Nous avons ensuite poursuivi notre route le long de la côte. C’est dans le milieu de nulle part, entre deux villages de style Far West, au bout d’une rue sans issue, que nous avons déniché un hôtel avec une Station balnéaire. Eh oui ! Une source d’eau thermale de 45 degrés Celsius à un  débit de 25 litres par seconde : le plus grand centre d’Amérique latine !

     À plusieurs reprises le long de notre itinéraire, il y avait des postes de contrôle sanitaire : on nous lavait les mains avec du savon liquide ou de l’eau de Javel. Louables à première vue mais la pertinence est matière à discussion lorsque nous constations la non salubrité des lieux publics. Ces mesures ont été mises en place considérant l’avis de choléra émis par le ministère de la Santé.

         Les routes secondaires sont peu ou tout simplement ne sont pas agrémentées de directions routières… Seules les traces de pneus au sol nous dictent le chemin à suivre ! Une « opération minoune » à Cuba mettrait au rancart assurément 90% des véhicules routiers… Seules les automobiles en location ne font pas défaut au niveau de leurs dispositifs d’échappement. Nos systèmes respiratoires sont mis à rude épreuve !

     Le 3 février, à Las Tunas, Christian a visionné le Super Bowl… en espagnol ! Peu importe la langue, la fièvre du sport se justifie ! Le sommeil nous a ensuite pris en otage jusqu’à l’aube.

     Nous avons couronné notre voyage touristique par la montée au Castillo del Morro à Santiago de Cuba. Ce château a été construit en 1638. Nous sommes restés frapper d’admiration  et d’étonnement devant la splendeur du belvédère s’offrant à nous : une ouverture sur la mer comme toile de fond une chaîne de montagnes prépondérantes.

     Sur le chemin du retour, nous avons connu la pluie et le brouillard dans une obscurité presque totale au travers les piétons, les cyclistes, les charrettes, les vaches, les taureaux, les chevaux et les nombreuses chèvres. Ouf !

     Nous avons parcouru 2300 Km terrestres.